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Une nouvelle étude réalisée par NutriNet-Santé sur 150.000 individus met en relief la causalité entre la consommation de produits issus de l’industrie agroalimentaire et le développement de cancer. Ces produits, plus hyperglycémiants et caloriques tout en étant moins rassasiants, sont une aberration industrielle dont la santé des consommateurs est évidemment la première à trinquer.

 

 

Une législation controversée

 

Selon cette même étude, une augmentation de 10% de la portion de ces aliments industriels entraînerait une hausse de 12% des risques de cancers et près de 22% pour le cancer du sein. Des chiffres alarmants lorsque l’on sait que le régime alimentaire des Français est constitué à 36% de ces aliments ultra-transformés. Sans surprise, la première solution est celle qui consiste à réduire la consommation de ce type de produits. Cependant ce n’est pas toujours facile de s’y repérer dans les étiquettes, l’OMS tranche :  ce seraient 80% des produits de supermarchés qui contiendraient des sucres cachés dont les effets sont toxiques sur le corps et l’accoutumance proche de ceux de la drogue.

Vigilance accrue lors de la consommation d'aliments industrielsSerait-ce au consommateur que reviendrait la lourde tâche de traquer chaque produit pour en extraire les informations valables ? C’est en tout cas la vision d’une poignée d’industriels dont les lobbys ont réussi à rendre obsolète la dernière version de l’étiquetage nutri-score de nos produits. Ce score qui débarque dans nos rayons est composé de 5 lettres et de 5 couleurs : A, B, C, D, E et de nuances allant du vert au rouge qui ont vocation d’indiquer les valeurs nutritionnelles des produits.

Une mesure en soit incomplète, comme le souligne l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) car elle devrait être accompagnée d’autres processus pour informer la population sur les risques sanitaires des produits consommés : “L’analyse montre qu’aucun des 5 systèmes d’information nutritionnelle ne peut être qualifié de pertinent au regard des enjeux actuels de santé publique”. 

Mais la véritable limite n’est pas là, elle réside en ce que ce nutri-score n’est pas obligatoire pour les industriels qui peuvent, à leur gré, le substituer contre un autre de leurs compositions. Autant dire qu’il sera compliqué pour les consommateurs de se repérer.
Pour éviter les risques de cancer et autres maladies liées à la malbouffe, le programme national nutrition santé (PNNS) recommande vivement de privilégier des aliments peu raffinés et de diminuer l’achat de produits ultra-transformés.

 

Changer son mode de consommation : vers plus de local

 

Afin d’améliorer son alimentation il est important de privilégier le local, souvent synonyme de produit frais et de qualité. Le bio semble aussi être un élément de réponse privilégié pour manger plus sainement. En France la consommation de bio par les ménages a augmenté de 21,7% en valeur entre 2015 et 2016, un chiffre encourageant qui invite à repenser la place de l’agriculture traditionnelle dans notre société.

Pour consommer local et durable, La Ruche qui dit Oui ! propose une plateforme sur laquelle se rassemblent les agriculteurs et artisans de nos régions pour proposer des ventes de produits près de chez vous. Le concept est simple, une fois par semaine en moyenne, des producteurs se rassemblent dans un point de dépôt pour présenter leurs produits et distribuer les paniers commandés en ligne.

Vigilance accrue lors de la consommation d'aliments industriels

Photo by Karsten Würth (@inf1783) on Unsplash

Les prix restent élevés mais c’est le coût d’une nourriture de qualité qui butine les circuits courts. La (mauvaise) viande est encore trop consommée : ce n’est pas la nourriture carnée qui est remise en cause mais plutôt sa mauvaise qualité lorsqu’elle est produite dans des conditions industrielles. L’impact sur la santé comme sur l’environnement est alors désastreux. Pour vous faire une idée, nous vous conseillons le film « CowSpiracy », un classique pour comprendre l’ampleur et les travers de cette industrie.
Il vaut mieux préférer une ou deux bonnes viandes par semaine en provenance d’un boucher de qualité plutôt que des protéines carnées industrielles à tous les repas.

 

Le numérique comme contre-pouvoir du consommateur

 

Pour les courses de supermarché, le numérique se porte en fer de lance d’un contre-pouvoir économique et citoyen. Il permet de rassembler des informations qui vont éclairer le consommateur. Parmi les sources fiables, nous vous conseillons de suivre l’UFC QUE CHOISIR (https://www.quechoisir.org/) qui poste régulièrement des études et des avis sur les produits de la grande consommation.

Le collectif I-boycott.org lance prochainement une application mobile en collaboration avec Open Food Fact. En scannant directement un produit, il sera possible d’avoir les informations sur les valeurs nutritionnelles et les risques sanitaires, tout en étant alerté en cas de campagne de boycott sur le produit afin de contrôler l’impact sociétal de nos achats. L’appli est pour le moment en crowdfunding ; pour soutenir le projet c’est ici.

Les produits ultra transformés ne sont pas seulement dangereux pour la santé, ils le sont aussi pour nos capacités intellectuelles ! Ainsi, les perturbateurs endocriniens présents dans beaucoup de produits alimentaires endommagent le cerveau. Pour la première fois depuis des siècles le QI moyen est en recul dans la société occidentale et la première cause serait la consommation de ces additifs…

 

 

Image vitrine : Photo by Brooke Cagle on Unsplash
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